Et je marchais, encore et encore dans une ville immense. Il devait etre 3h30: les gens dormaient, ou, en tout cas, ne se trouvaient pas dans le même quartier que moi. Qu'il est appréciable de se retrouver seule à cet instant! Moi qui étais partie à cause de ce sentiment d'étouffement, j'avais à present l'impression que la vie est entre mes mains, là, prête à m'obéir!Bien que je savais que c'etait faux, je me delectais de cette sensation, comme si je pouvais enfin vivre après n'avoir été qu'une coquille vide pendant des années. Les rues vides, jetais seule. La fatigue commençait à me paralyser les jambes alors je m'assis sur un banc malgré son etat piteux.Une cloche d'une église sonna 4h00, j'etais toujours assise sur ce banc.Je me levais en faisant tomber des dagues que je portais sur moi. Je les regardais attentivement . Je voulais le faire depuis longtemps mais seul le courage me manquait. La nuit m'avait perdue. Je les avais pris. J'aimais bien ce sentiment quand la lame froide me caressait le cou. Dans la flaque, mon visage blémissait. Je l'enfonça. J e baignait déjà dans mon sang.Enfin délivrée de cet enfer.